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Expressions (français)

Mise à jour 14 janvier 2008
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This page in French, with some English and a little German on another page. Cette page couvre des questions de style et de sémantique. Voir ci-dessous des liens en français (anglais a et allemand sur l'autre page). Enfin, voir ce que j'ai écrit sur la prononciation du français et trouvé sur celle de l'anglais.


Un florilège d'impropriétés langagières glanées à la radio, dans la rue, au bureau ou dans les journaux.

Ces expressions sont souvent le reflet d'une fausse appréciation de la précision de la langue. On croit avoir le mot juste, le mot à la mode, et c'est du charabia.
Utilisons des mots simples quand nous ne sommes pas sûrs. Je ne suis pas grammairien, et les professionnels du langage ne seront peut-être pas tous d'accord avec moi, mais tant pis.
S'il fallait donner un conseil simple et général, ce serait : Réfléchissez à ce que vous dites avant de le dire ou de l'écrire...

 


C'est un acte inqualifiable

Et le Premier Ministre (François Fillon) s'empresse de qualifier le dernier attentat en Corse en ajoutant : un acte de délinquance. Dans le jargon journalistico-politique d'aujourd'hui, il semble qu'inqualifiable veuille dire : regrettable, délictuel, criminel, condamnable, offensif. Alors, messieurs les journalistes et les politiciens, n'ayez pas peur des mots : qualifiez plus précisément ces actes que vous dites inqualifiables. Évidemment, ça vous coûtera un petit effort d'expression.


Depuis quelques jours, il va au bureau en vélo

Si je réponds: "Ton grand-père allait-il à la chasse en cheval ?" ou encore : "Sancho Pana suivait Don Quichotte en âne" on va me regarder de travers et penser : mais quel français ce type parle-t-il donc ?

Ça y est, vous avez deviné : quand on est dedans, on va "en" (voiture, autocar, train, avion), mais quand on est dessus, on va "à" (cheval, vélo, moto, skis). Pour le chameau, l'éléphant et l'âne, on dira plutôt: "à dos de chameau" etc. Donc, depuis qu'il y a une station de "Vélib'" devant sa porte, il va au bureau à vélo.


Federer a gagné le tournoi sans coup férir

Est-ce que tous ses adversaires dans cette rencontre de tennis ont déclaré forfait dès le début des matchs ? Aurait-il gagné sans toucher une seule balle ?

Le mot férir (qui n'existe plus que dans cette expression, et dans l'adjectif féru) vient d'un mot latin (ferire) signifiant frapper. Sans coup férir veut donc dire : sans porter de coups, sans combattre. Par extension, sans résistance, facilement. L'appliquer dans un contexte où le principe même de l'action est une joute ou un combat, est donc bien mal à propos.

On pourrait dire : sans résistance, facilement, avec sa maîtrise habituelle, sans trop de tracas, que sais-je. Simplement, il est clair qu'il a combattu, et qu'il a gagné, mais pas sans coup férir.


Le pape va clôturer le congrès

Voyez-vous Sa Sainteté Benoît XVI armé d'un maillet et de pieux, suant et soufflant, en train de planter une clôture autour des congressistes pour empêcher ceux-ci de s'échapper ? Voilà encore un coup sournois des verbes du troisième groupe (voir plus bas).

Il est en effet tellement plus facile de conjuguer le verbe clôturer, qui veut dire entourer d'une clôture, plutôt que le verbe clore, qui signifie fermer, terminer. Demain, dans le journal, on devra lire "le pape a clos le congrès", et non pas clôturé...


Ces changements vont impacter nos résultats

Bientôt, ils diront "j'ai été très impacté par le décès de mon neveu"... Le verbe impacter (qui n'existe dans aucun dictionnaire à ce jour) est un emprunt malheureux à l'anglais, où d'ailleurs il n'existe pas non plus dans ce sens, mais qui est devenu un "buzzword" (à la mode). J'en parlais déjà il y a quelque temps dans mon chapitre en anglais sur cette même page.

Dites plutôt: affecter, ce qui vaut à la fois pour les résultats de l'entreprise et pour la mort de l'un de mes proches.


Les opportunités

L'opportunité, c'est le fait d'être opportun. Par exemple, lorsque vous contestez l'opportunité d'une décision, vous exprimez que "ce n'est pas le moment" de la prendre.

"De nouvelles opportunités se présentent à nous" est un anglicisme. Il faut dire de nouvelles occasions. D'ailleurs, ce sont peut-être même des chances...


Les vacances-évasion, et
Les usagers de la SNCF ont été pris en otage par les grévistes

Vous ne pouvez plus voir un prospectus d'agence de voyages sans que l'on vous parle d'évasion. Vous ne pouvez plus entendre parler d'une grève sans que l'on vous dise que les usagers du train ont été pris en otage. Demandez à un prisonnier de guerre ce qu'il entend par évasion. Demandez à celui qui a été pris en otage par des terroristes ce que signifie pour lui le mot otage.

Ce sont, me direz-vous, des métaphores. Soit. Mais utiliser un mot ou une expression pour en affaiblir le sens est un mauvais service que l'on rend à la langue. Et répéter sans fin la même métaphore est pour le moins une faute de style. Voyez ce qu'en disait il y a soixante ans l'écrivain britannique George Orwell.


Prévoyez un parapluie

Même Nostradamus, qui a tout prévu pour les siècles à venir, et depuis plusieurs siècles, est incapable de prévoir un parapluie. Vous pouvez, comme lui, prévoir le temps qu'il fera le 13 juin 2014, et vous aviser qu'il sera sage ce jour-là de prendre un parapluie.

Dites alors simplement: prenez un parapluie.
 


Le but recherché

Si vous en êtes encore à chercher un but, ou un objectif, vous n'êtes pas près de l'atteindre...

Dites alors simplement: le but visé, ou l'objectif à atteindre.
 


Réduire (ou diminuer) au maximum

Ce n'est peut-être pas un oxymoron, mais c'est sûrement un barbarisme...

Dites plutôt: réduire au minimum, ou diminuer le plus possible.
 


Je t'amène le rosé

Encore une fois, on me prendra pour un cinglé si je réponds : lui as-tu demandé s'il était d'accord ? D'accord ? mais de qui parles-tu ? Eh bien, de ce Rosé que tu veux m'amener...

La règle est simple : si c'est une personne ou un animal vivant, on l'amène (ou on l'emmène); si c'est un objet, on l'apporte (ou on l'emporte). Si l'on m'amène un poulet pour le dîner, il faudra d'abord que je le tue ; si l'on m'apporte un poulet, il suffira que je le mette au four, à moins qu'il ne soit déjà cuit... Soyons juste : j'exagère un peu, car le poulet, on l'apporte, même vivant, parce que l'on peut le porter, tandis qu'on le voit mal amené, en laisse ou bras-dessus, bras-dessous...
 


Il est en déplacement

Moi, je voyage, mais lui se déplace.
Je voudrais bien savoir ce que ce "déplacement", qui n'est pas un bien joli mot, dit de plus. Dites simplement: Il est en voyage, ou à la rigueur en voyage d'affaires. Les Allemands ne connaissent que les "Geschäftsreisen", et les Anglais les "business trips". Je trouve déplacé le mot déplacement...
 


Une famille entière décimée dans un accident

Si le journaliste réfléchissait un peu à ce qu'il dit ou écrit, il sentirait la racine "décime", un dixième, dans le verbe décimer. Décimer veut dire supprimer un élément sur dix. La malheureuse famille tuée ce matin dans un accident de circulation n'a pas été décimée, elle a été anéantie. Si au cours d'une bataille l'ennemi est décimé, il est probable que le reste de ses troupes aura du mal à faire face.


Ça fait trois jours que les cheminots sont en grève

Pour atténuer une expression qui ne doit pas leur paraître totalement correcte, on entend les présentateurs de radio et de télévision dire "cela fait trois jours" au lieu de "ça fait". L'expression n'est pas vraiment incorrecte, elle n'est que négligée. Si l'on ne veut pas tourner la phrase dans l'autre sens : ils sont en grève depuis trois jours, on devrait dire voilà trois jours qu'ils sont en grève. Voilà. Sinon, on a l'impression d'entendre : un chien, ça fait dans le caniveau...


Merci de nous retourner ce document signé

Vous me remercierez une fois que vous aurez reçu le document en retour. Auparavant, vous devez me prier de vous le renvoyer. "Merci de..." est une injonction que je trouve comminatoire ou du moins autoritaire. Dites plutôt Nous vous prions de nous le retourner, ou même Prière de nous le retourner. Si vous voulez vraiment être courtois, vous pouvez dire Nous vous saurions gré de nous le retourner. Vous pouvez toujours ajouter et nous vous en remercions par avance.


Il a des chances d'y laisser sa peau, ou
Il a 80 % de chances d'y rester

La belle chance que voilà !

Dites simplement: Il risque d'y laisser sa peau, ou il n'a que 20% de chances de s'en sortir vivant.
 


Un accord est intervenu entre direction et syndicats

Non ! La Providence est intervenue, ou Dieu, ou peut-être simplement un médiateur. Le ministre est intervenu à la tribune. L'accord, lui, n'est pas intervenu, il n'est que le résultat de l'intervention ou de la médiation.

Dites simplement: Un accord a été conclu, ou signé. S'il s'agit d'un tremblement de terre ou d'une manifestation d'ouvriers, dites que l'évènement s'est produit ou qu'il a eu lieu. La police, elle, est bien intervenue au cours de la manifestation pour en écarter des fauteurs de trouble...


La société dispose de vingt emplois à pourvoir

Voilà un exemple de style ampoulé: le verbe "avoir" est-il trop simple ?

Dites simplement: La société offre vingt nouveaux emplois. Dans les trois-quarts des cas, utiliser le verbe avoir est tout aussi clair, et beaucoup plus simple. Vous disposez de votre fortune comme vous l'entendez, ou vous disposez de quinze jours pour répondre à une mise en demeure, mais vous ne disposez pas d'un emploi: vous l'avez ou ne l'avez pas.


Le Paris-Saint-Germain possède 4 points d'avance

Dans le même ordre d'idées: le verbe "avoir" en dit tout autant. Dites: Le Paris-Saint-Germain a quatre points d'avance. Si j'ai cinq minutes de retard, je ne les possède pas. Quand j'avais vingt ans, je ne les possédais pas non plus. J'aimerais posséder un château en Anjou, ou un compte en banque rondelet.


Parmi les rescapés du Tour, le Maillot Jaune est un Tricolore

Pour rester dans le domaine sportif...
Rescapé : selon le Petit Robert, personne qui a échappé à un accident, à un sinistre. Utiliser ce mot pour ceux qui n'ont pas abandonné le Tour de France serait une métaphore si cette utilisation était exceptionnelle. En devenant un cliché, le mot est aussi devenu impropre.
Quant à Tricolore, voir ma page "réactions".


Elle est rentrée dans le cinéma

On pourrait croire qu'elle venait d'en sortir, et qu'elle y avait oublié son sac à main. Mais non, la plupart du temps, elle n'est qu'entrée dans le cinéma pour y voir un film.

Dites simplement: Elle est entrée dans le cinéma.

Ici, il s'agit d'une difficulté de la langue française parlée, qui exige la liaison d'un mot se terminant par une consonne avec le mot suivant commençant par une voyelle: il faudrait dire "elle est [t] entrée" mais "je suis [z] entré". Évidemment, si tout le monde "rentre", ça règle le problème des liaisons.


Il a débuté son concert par un capriccio échevelé

Non. C'est le concert qui débute, pas le pianiste. Ou si c'est le pianiste qui débute, il ne commencera pas son concert avec un morceau de bravoure... Débuter est intransitif.

Dites plutôt: Le concert débuta par un cappricio. Ou encore: Le pianiste commença son concert...


Et moi ? Pareil que toi !

Cas 1
Gwenaëlle: "J'ai rien compris au cours, et toi Thibaud ?"
Thibaud: "Pareil".

Cas 2
Vanessa (à Ludivine): "Regarde Jordan, il est habillé pareil que Ludovic, ça craint un peu...".
On dit de deux choses qu'elles sont pareilles. On dit éventuellement qu'elles sont pareilles l'une à l'autre. Mais "j'ai fait pareil" est un barbarisme. On doit dire "j'ai fait la même chose".
Dans le cas 2 on devrait dire "ils sont habillés de façon identique". Je reconnais que c'est plus long que "pareil", mais c'est moins vilain.

Disons tout simplement: "Regarde Jordan, il est habillé comme Ludovic." Ça dit la même chose, c'est encore plus court et ça ne contient aucune ambiguïté. Je me demande si les gens ont peur d'utiliser des expressions simples...
Je n'ai rien contre "ça craint". C'est de l'argot, mais c'est imagé, un trait intrinsèque à l'argot...


Troisième groupe

Il est vrai que les verbes du troisième groupe sont souvent plus difficiles à conjuguer que ceux du premier groupe. C'est pourquoi on entend trop souvent:
Patienter au lieu d'attendre.
Solutionner au lieu de résoudre.
C'est ce que j'appellerai à nouveau une "paresse langagière", comme l'usage de "rentrer" décrit plus haut. Le mot en bleu n'est le plus souvent justifié par aucune nuance de sens. Certains croient cependant que "Patientez quelques instants" est plus acceptable pour le sujet que "Attendez quelques minutes".


Demain, je pars à Berlin

Là, je n'ai pas vraiment de théorie sur l'origine du barbarisme.
On ne part pas "à Berlin", mais on part pour Berlin. On peut la plupart du temps aussi bien dire "Demain, je vais à Berlin", sans perdre beaucoup de sens, si ce n'est le fait que partir donne une idée de distance et de temps qu'aller ne contient pas. Curieusement, on "part" beaucoup moins en anglais ou en allemand.


Un dessert gourmand

Le gourmand, c'est "celui qui aime la bonne cuisine, qui est exigeant en matière de nourriture". Ce n'est donc pas le dessert qui est gourmand, mais celui qui le mange.
Et pourtant, vous pouvez lire ça sur la moitié des paquets de biscuits que vous trouvez au supermarché. Si "Le dessert des gourmands" fait sans doute un peu ringard, pourquoi ne pas ré-utiliser la gourmandise, ou mettre "Réservé aux gourmands".


Il a clamé son innocence

Clamer, c'est "manifester par des cris". Il n'est certes pas impossible que le prévenu crie son innocence, mais dans la plupart des cas que vous lisez dans la presse, il s'agit ni plus ni moins d'une protestation, souvent sans violence.

Le journaliste devrait plutôt écrire : "Il a dit (ou répété) son innocence", ou mieux : "Il a protesté de son innocence".

Lisez ce que dit George Orwell : n'utilisez jamais une métaphore que vous avez vue imprimée. C'est généralement un cliché.


Le futur

Le futur est surtout un terme grammatical, comme l'imparfait ou le passé simple.

"Dans le futur" est un anglicisme. Il vaut mieux dire à l'avenir. De même, parlez de l'avenir de votre entreprise, plutôt que de son futur.
 

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Chevilles


Écoutez les gens à qui l'on tend un micro, mais aussi certains journalistes, ou votre voisin de cafétéria. Ils émaillent leurs propos de mots qui cachent leur difficulté de s'exprimer. Ces mots, qui n'ajoutent rien à ce que l'on veut communiquer, permettent de gagner du temps pour trouver la phrase adéquate. En voici quelques exemples : Si précisément on vous tend un micro, c'est que l'on est prêt à vous écouter. Vous n'avez donc pas besoin de commencer votre phrase par : "Écoutez,"

Quand vous dites "je dirais", cela signifie-t-il que vous ne voulez pas vraiment le dire (je dirais, si c'était opportun, ou si vous m'écoutiez, ou si j'étais de bonne humeur...), mais alors pourquoi le dire, si vous dites que vous ne voulez pas le dire ?

"En fait" se justifierait peut-être si votre proposition précédente avait commencé par "on aurait pu croire que", ou "en théorie". Sinon, "en fait" ne sert à rien. Là, je suis un peu dur, car je tombe moi-même souvent dans ce piège. On dit "en fait" pour préciser sa pensée, pour développer une idée. Les Anglais font la même chose avec "actually", ou encore avec "as a matter of fact", et les Allemands avec "eigentlich".

"Un petit peu" a bien sûr sa place quand il est utilisé au sens propre, par exemple : Sophie est un petit peu plus grande que Véronique. Mais que penser de celui qui décrit une catastrophe en disant : "C'est un petit peu décourageant de voir ces milliers de morts" ? Si, si, j'ai entendu ce genre de déclaration. Il s'agit ici d'un euphémisme, mais il n'est pas souvent à sa place.

"Si vous voulez" : L'interlocuteur ne veut rien, à part peut-être tenter de comprendre une explication embrouillée.

"Quelque part, ça m'ennuie de te voir dans un tel état". Ici, le "quelque part" est encore une fois explétif. "Quelque part, il avait raison de s'insurger". Là il me semble que ce soit un équivalent de "en fin de compte", qui est souvent une autre cheville.

Résumons : En fait, je dirais quelque part qu'il faut un petit peu rester simple, si vous voulez. ¿? La phrase précédente de dix-sept mots peut se résumer en deux mots : restons simples...

Voir la règle de style N° 3 de George Orwell ci-dessous.

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Liens en français


Eye Bernard Cerquiglini vous explique dans une page intitulée Merci professeur !, vidéos à l'appui, un grand nombre d'expressions, légitimes ou fautives. On peut seulement lui reprocher de prononcer "exétéra".  

Eye Voir La page xyloglotte de Claire Delavallée. Néologismes à base de racines grecques et latines. Xyloglotte veut dire, bien sûr, langue de bois. En voici quelques exemples :
  • bibliopotame : roman-fleuve
  • capillotracté : tiré par les cheveux.
  • cryotropisme : afflux saisonnier dans les stations de sports d'hiver
  • encyclopédie : habitude de porter son rejeton sur son porte-bagage
  • hypercaputisme : attitude d'une personne qui a la grosse tête
  • inthalassopotable : facile (devinez pourquoi*)
  • lithocardie : affection qui consiste à ne pas en éprouver (de l'affection)
  • panimmergé : tout baigne
  • pelliculopyge : extrêmement onéreux (devinez pourquoi**)
  • phyllophore : portefeuille
  • pseudopyge : faux-cul
  • satanocaudatracteur : individu gêné financièrement (je vous laisse deviner)
  • stéréotype : individu coiffé d'un walkman
  • stratocumulocéphale : rêveur
  • xylocéphalie : gueule de bois
  • yoyomapédidromophile : qui aime à faire son jogging en écoutant du violoncelle
 

Eye Je vous ai préparé une page de Faux-amis: mots qui ont un sens différent en français et en anglais. Et j'en ai découvert quelques-uns en espagnol.  

Eye Voir aussi Prononciation du français.  

Eye Une page incroyable sur la prononciation en anglais: tous les mots que nous ne saurons jamais prononcer correctement.  

Eye J'ai compilé pour vous (en français, anglais et allemand) une collection de palindromes :
Tu l'as trop écrasé, César, ce Port-Salut !
 

Eye Le Le cabinet de curiosités, comme son nom l'indique, contient une foultitude d'informations sur la langue. L'auteur de ces pages ne se découvre pas, et son courriel ne fonctionne pas (septembre 2006), mais il faut absolument y aller. Si vous voulez savoir ce qu'est un anacoluthe ou un zeugme, il vous le dira. Si vous voulez savoir pourquoi les Allemands s'appellent Deutsche en allemand, Germans en anglais, Niemetz en russe et Tedeschi en italien, vous l'apprendrez.  
Eye Voulez-vous savoir d'où vient l'expression "une pomme de discorde" ou "être sur son trente-et-un"? Voyez l'encyclopédie des expressions qui en contient plus de deux cents. Site joliment mis en page, illustré avec goût et bien documenté.  
Eye Les Dicos d'or contiennent une dictée de Bernard Pivot.  

Eye

Frédéric Dard, alias San-Antonio

Frédéric Dard, le père de San Antonio et de l'énorme Bérurier, est mort le 6 juin 2000, en laissant quelques enfants et petits-enfants et environ 174 volumes consacrés à Sana. Plusieurs sites sont consacrés à l'un et à l'autre.

Un site léger, mais essentiel, où l'on peut lire quelques-unes des phrases délirantes qui ont fait la réputation de San-Antonio. Ces pages préparées par Pierre Crescenzo contiennent des citations des années 50, où seul l'imaginaire du lecteur permettait une représentation vivante de la chose décrite. Au fil des décennies, Frédéric Dard utilisa des expressions moins périphrastiques, et pour tout dire, plus crues, mais qui ont toujours la saveur de l'invention débridée. En voilà deux pour vous mettre en bouche :

Moi, j'aime assez parler poésie, mais à condition d'être en compagnie d'une belle môme et qu'il n'y ait pas incompatibilité d'humeur entre ma main et son corsage, vous voyez ce que je veux dire ?

Des serrures de coffres sont, quoi que vous en pensiez, comme les femmes vertueuses : elles n'ont pas de secrets.

Frédéric Dard

Eye Voir aussi le site de Sylvain Lhuillier avec d'autres palindromes, une page d'humour pleine de Desproges et de Coluche, des énigmes logiques et plein d'autres choses amusantes.

Eye

Europanto

Utexte de Diego Marani écrit en Europanto: une langue que vous ne connaissez sans doute pas mais que vous comprendrez (presque) sans peine.


Eye

Style

Ces deux pages sont en anglais, mais si vous lisez tant soit peu cette langue, elles vous convaincront toutes deux que le style, c'est aussi la simplicité : n'utilisez pas un mot compliqué lorsqu'un mot courant exprime la même chose. Le premier texte (1996) est de Larry King, un présentateur vedette de la chaîne américaine CNN. Le second est de l'auteur de "1984", George Orwell, qui s'élève dès 1946 contre la tendance du langage ampoulé dans un texte sur la politique et la langue anglaise. Qu'il me soit permis d'en citer la quintessence, en français :

  1. N'utilisez jamais une métaphore ou une figure de style que vous avez vue imprimée.
  2. N'utilisez jamais un mot long quand un mot court peut faire l'affaire.
  3. Si vous pouvez éliminer un mot, retranchez le immédiatement.
  4. N'utilisez jamais une expression étrangère, un mot scientifique ou un jargon quelconque si vous pouvez trouver un équivalent en français courant.
  5. Rompez les règles ci-dessus dès que vous êtes sur le point de commettre un barbarisme.

 
Larry King

George Orwell


Eye Le Dictionnaire de la zone de Cobra le Cynique : verlan et argot des banlieues d'aujourd'hui. Cliquer sur "lexique". Plus de 1600 mots parmi lesquels vous ferez des découvertes.
 

* C'est pas la mer à boire
** Ça vaut la peau des fesses
 
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